Je relève la tête et vois... Laetitia !
- Coucou.
Je reste bouche bée, ca fait des mois qu'on ne s'est pas vus et ca c'est très mal fini la dernière fois.
- Salut...
Elle se penche et appuie ses lèvres contre ma joue tout en caressant l'autre côté de mon visage avec sa main. Elle murmure à mon oreille :
- Ca va ?
J'acquiesce nonchalamment, toujours sous le choc. J'ai remarqué que l'arrivée surprise de mon ex a sorti Sam de son torride baiser, il nous regarde ;
- Laetitia que fais-tu là ?
- Oh, Sam.
Elle le regarde d'un air méchant et retourne sa tête vers moi.
- Tu viens danser ?
Je ne réfléchis même pas et me lève pour la suivre sans même jeter un coup d'½il vers mes amis. Je suis réellement sous le choc vous savez... Laetitia n'est pas n'importe qui, nous sommes restés longtemps ensembles, je l'aimais, j'ai vécu des tonnes de choses avec elle... mais mes compètes l'ont éloigné de moi, elle n'a pas supporté, elle fait partie de celle qui ne jure que par « Loin des yeux, loin du c½ur », moi au contraire, n'importe quelle quantité de kilomètres ne m'empêche pas d'aimer. En conclusion, j'ai eu le c½ur brisé, même si je la comprends.
Elle glisse ses mains sur ma nuque et nous rapproche pour commencer à danser. Je tente de la suivre dans ses mouvements, je me sens sors hors du contexte, la musique ne parviens pas jusqu'à mes oreilles, je la regarde. Pourquoi vient-elle me parler, m'inviter à danser, après tout ce qui s'est passé ? Après tout ce qu'elle m'a dit. Elle n'a pas le droit. Je ne suis pas un pantin, je l'ai été mais c'est fini. J'ai mal au c½ur et malgré la chaude ambiance je distinct parfaitement la fraicheur de son parfum... elle n'a pas changé.
Alors qu'elle se penche pour coller ses lèvres à mon cou je la sens légèrement projeter loin de moi. J'ouvre les yeux, comme si je sortais d'un sommeil léthargique ; Bill. Sa main et fermement appuyée sur l'épaule de Laetitia, il se penche vers elle et lui dis assez fort, pour qu'elle l'entende et moi aussi ;
- Je crois que t'as assez dansé, ta dernière chance est passé il y a des mois de cela alors t'es gentille tu vas voir ailleurs.
Elle voudrait contre-attaquer mais je le vois bien, il appuie surement bien trop fort sur son épaule, elle a mal et cela ce voit à son visage crispé. Sans me jeter un regard, elle s'extirpe de la poigne de Bill et s'en va, noyée dans la foule.
Je reste là, droit comme un piquet. Merci Bill...
Bill... il boude je le sens bien. Après la scène de tout à l'heure il s'est éclipsé sur la terrasse pour fumer, il n'est toujours pas revenu. Sam m'a dit que pendant que je dansais avec Laetitia il lui avait expliqué qui elle était et ce qui c'était passé entre nous. Il m'a demandé de le pardonner pour avoir raconté une partie de ma vie privée et je l'ai excusé. Il m'a aussi dit qu'à la fin de son récit Bill s'était levé précipitamment en jurant qu'elle n'avait pas le droit de me refaire du mal.
Il a évité une catastrophe de plus. Je me lève, déterminé à aller le voir. Je zigzague entre les corps en transe, me fraye un chemin jusqu'à la baie vitrée et glisse sur la terrasse. Des filles éclatent de rire, attablées dans un coin, la clope à la bouche. D'autre part des mecs discutent, matte les filles. Des couples s'embrassent mais aucune trace de Bill. Je pars sur ma droite, me rappelant l'existence d'un escalier et le descend. J'arrive directement sur la plage illuminée par la lune en éveille. Je marche un peu puis aperçois une silhouette assise sur le sable.
- Bill ?
La personne bouge, sortant la tête de l'ombre du palmier. Je cours et me précipite à ses côtés pour le prendre dans mes bras ;
- Merci. Merci pour tout à l'heure.
Il se détache de moi rapidement et se relève tout et époussetant son jean pour enlever le sable ;
- Pas de quoi.
- Tout va bien Bill ?
- Oui, ne t'inquiète pas.
- Ca m'énerve, je te sens à cran, qu'est-ce qui se passe ?
- Tom...
Il soupire, effleure ma mâchoire de sa main droite ;
- Tout va très bien, y'a aucun problème. Aller viens, je vais te montrer comment on danse vraiment, parce que... ce n'est pas pour dire mais Laetitia était vraiment ridicule ! Elle n'a aucun sens du rythme...
Il éclate de rire, je rigole doucement. Il est si étrange, pourquoi ne veut-il rien dire ?
On vient de rentrer dans la salle, on s'est fumé une clope et là un bel androgyne me tire par le bras et m'impose une séance de danse obligatoire ;
- Moi j'ai du rythme, tu vas voir.
Sur ces mots il se colle totalement à moi et passe ses bras sur mes épaules, je ne vois d'autre solution que de poser mes mains sur ses hanches. Il ondule donc les siennes tandis que « Piece of me » s'achève, directement suivie par une autre chanson que lui et moi reconnaissons directement ;
- Si avec ca je ne te montre pas mes talents, qu'on ne me nomme plus Bill Kaulitz.
Je souris à sa phrase, bizarrement j'ai énormément envie qu'il me montre de quoi il est capable...
Il commence à glisser le long de mon corps lorsque les premières paroles résonnent dans nos têtes et remonte sensuellement, toujours contre moi. Le rythme s'accélère et ses geste aussi. Il bouge dans tout les sens, frottant sont corps au miens, balançant la tête de gauche à droite, totalement dans son monde, comme dans une rave. Tout en s'agitant frénétiquement, il glisse ses mains lentement sur mon corps, elles passent dans mon cou, le long de mes bras... il n'hésite pas à parcourir mon torse, caresse de l'index le bas de mon ventre puis fini par caller ses mains raffinées sur mes fesses, plaquant sauvagement nos hanches et m'emmenant avec lui dans un tourbillon d'envie balancé par ses mouvements endiablés...
Putain, je décolle totalement, que dis-je... je suis déjà dans les cieux. Il... danse si... putain ce mec a un secret, il me rend fou... comme ensorcelé. Pour combler le tout voilà que le DJ nous passe un remixé maison de « Fruit de la Passion » -qui rend assez bien d'ailleurs vu le début-, un vieux tube français, je l'ai entendu nombreuse fois aux soirées de mes parents, quand « les "adultes" » riment avec « viande saoul ». Même si je me demande si c'est réellement possible avec tous les efforts que je fais depuis tout à l'heure, je sens mes joues surchauffer... rougirent. Ca va qu'on ne voit rien mais... les paroles et les gestes de Bill comme ca.... C'est super gênant... pour moi ! Parce que lui il ne s'arrête pas, change de cadence pour s'adapter aux tons de basse, bouge avec élégances, me touche, me caresse... putain c'est un mec et pourtant... je me sens excité comme jamais...
Au bout d'une minute, je l'entends rigoler à mon oreille et... lécher mon cou... OH MY GOD ! J'y crois pas... je répète attention : BILL KAULITZ (un HOMME) ME LECHE LE COU... et je sens que la trique ne va pas tarder s'il continue ainsi...
- Mmmmh...
Putain qu'est-ce qu'il fout à gémir dans mon cou comme ca ?
- Ca va... Bill ?
- Mmmmh... j'adore cette chanson...
Je rigole... nerveusement ! Nos jambes sont croisées, je ne sais d'ailleurs pas comment on fait pour danser sans se boiter, il a enlacé mon cou... blottit contre moi. Mes mains sont sur ses reins mais je n'ai qu'une envie... les descendre d'un étage. Je le fait ou pas ? Boarf ca ira dans le contexte de la musique non ? Comment ca non ? Je ne suis pas un profiteur... quoi que... autant profité des seules pulsions gay qui me traversent. Je ris de la connerie que je débite dans ma tête ;
- Pourquoi tu ris ?
- Pour rien... je suis content de cette soirée...
Je sens ses lèvres chatouiller ma peau, il sourit...
- Moi aussi...
Il donne des petits baisers papillons à la peau tendue de mon cou, me resserre à lui... bon aller, Tom fais-toi plaisir !
Je m'exécute, mes mains glissent doucement sur son fessier... mmmh agréable au touché tiens ! Ca me donne une drôle de sensation, comme si Bill m'appartenait... sensation à laquelle je me plairai à ressentir non-stop... Putain mais j'ai quoi dans la tête ? Je ne sais pas si c'est ce que j'ai bu toute la soirée, la chaleur de la piste ou l'euphorie de la fête... mais c'est bizarre...
Malheureusement, je suis coupé dans ma découverte du corps sensuel de Bill... j'ai dis corps sensuel là ? Putain je suis pas gay quand même ? Pas le temps de me donner une réponse, la personne qui vient de poser sa main sur mon épaule me force à me retourner ;
- Tom, il est six heures cinq... il faudrait qu'on rentre, je crois que Sam se sent vraiment plus assez bien pour rester une minute de plus.
J'acquiesce machinalement et la suit, tenant fermement la main de Bill... j'ai tout sauf envie de couper le liens qui nous lis depuis quelques heures. On arrive à notre carré, Sam est allongé sur le canapé, la main massant son ventre. Bon lui il a trop bu !
On est arrivé à la maison, je n'ai lâché la main de Bill à aucun moment... je me sens comme un adolescent qui s'accroche à sa première copine de peur qu'elle ne l'aime plus s'il lui lâche la main. On descend de la voiture, et je me retrouve contrains à lâcher mon brun (s'ayé, il se l'appropri ='D je cite: "Mon brun")... je retombe sur terre, je me sens propulsé au sol alors que je n'ai toujours pas bougé. Il me tend les clés de la maison qui se trouvaient dans son sac ; je les prends, ne manquant pas d'effleurer ses douces mains chaudes et nous faire frissonner par la même occasion. Katherine me prend les clés des mains voyant que je bug et ouvre la porte ; Sam se précipite à l'intérieure et Kat nous pousse a entrer. Elle referme derrière nous ;
- Bon je vais m'occuper de cette imbécile là, vous devriez aller dormir vous. Bonne nuit.
Elle nous salue de la main et s'éclipse dans la salle de bain du bas où mon meilleur ami est occupé à rendre ses tripes. Le silence s'installe, on ne se regarde pas, personnellement je suis trop occupé à fixé le sol... dégouté que cet instant magique soit fini. Puis je le sens bouger, il part à la cuisine et en revient avec un verre d'eau qu'il pose sur le meuble à côté de moi ;
- Je vais me coucher, il est très tard. Je crois que la piscine demain c'est mort. Enfin demain qui est déjà aujourd'hui !
Il rit tout seul puis redevient sérieux, je n'ose toujours pas le regarder ;
- C'était une très bonne soirée... vraiment excellente.
Sa main vient se posé sur mon épaule et il m'oblige à me tourner vers lui ;
- Merci pour tout.
Il s'approche de moi, je ne peux que fixer ses lèvres qui malheureusement vont se poser sur ma joue et pas ailleurs (hey è_é esprit pervers interdis là). Il les y appuie longtemps, effleurant mon bras de son autre main.
- Et puis faut avouer que... danser avec toi c'est terriblement... excitant, je dirai même torride.
Il me fait un clin d'½il, reprend son verre et monte dans sa chambre.
Moi tout ce que je trouve à faire c'est m'échouer lamentablement sur le canapé... trop d'émotions en une soirée... si ca recommence je finirai jamais la semaine vivant.
Haaan... j'ai la tête compressée... putain...
Je tente d'ouvrir les yeux mes les referme rapidement, trop de luminosité au réveil tue.
Après dix minute de mise en éveille me voilà debout, chancelant vers ma salle de bain. Une douche s'impose. Je me glisse directement dans l'immense cabine de douche, étant déjà nu, et active le jet déjà chaud. J'évite de mouiller mes dreadlocks pour le moment, me savonne doucement : j'ai deux de tension là quand même. Après le frottage, je me rince sous l'eau un peu plus bouillante puis fini par tout éteindre et m'enrouler dans une grande serviette blanche. Je me sèche toujours avec autant de lenteur puis rentre à nouveau dans chambre pour enfiler un boxer ainsi qu'un short de bain. Je regarde l'heure : seize heures et demie... bien j'ai dormi hein ! J'enfile mes tongues, relâche mes dreads et descend au salon. J'entends des voix et me dirigent vers la salle à manger ; effectivement Katherine et Bill petit déjeune tout en discutant avec Calypso ; bizarrement Bill n'est plus aussi froid avec elle... je me demande pourquoi !?! (Il se le demande vraiment !)
Cette dernière relève la tête et me salut ;
- Bonjour Tom, ca va ?
- Oui ca va, merci.
- Salut !
- 'lu !
Je m'assois moi-même à table et Calypso me serre des croissants ainsi que du café et un jus d'orange ;
- Où est Sam ?
- Il dort ! Il a été réellement malade ce matin ! Quel con aussi, il a absolument tenu à se faire un Baril du Boucanier à lui tout seul.
- Avec tout ce qu'il avait déjà avaler ? Mais il est con où quoi ?
- Non, il était juste déjà bourré. En bref j'ai passé une heure à lui éponger le front pendant qu'il vidait son estomac, enfin... pas très ragoutant tout ca !
- Ouais... je te crois !
J'avale un premier croissant qui est suivi par deux gorgée de jus ;
- Et toi Bill ? Ca va ?
- Très bien... j'ai eu un très bon sommeil !
Il sourit... Calypso éclate de rire légèrement et s'éclipse dans la cuisine avec les tasses de mes amis déjà vides.
- Hein ? Pourquoi elle rit ?
- Oh je ne sais pas....
Je le regard d'un air soupçonneux et finalement abandonne ;
- Vous êtes réveillés depuis longtemps ?
- Bill depuis quinze heures, il déjeunait en présence de Calypso quand je suis arrivé, une heure après.
- D'accord.
panne seche d'idées. J'espere que ca vous
plait, ca me fou la trouille T_T je veux pas me
rater ! lol, sinon je m'en vais a ma guitare
-quand je vous aurai prevenu aussi- donc
voilààà, bisous <3 je vous aimes =")
May
